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Jeudi 23 juin à 20h30 : LA TORTUE ROUGE en présence du réalisateur Michael Dudok de Wit

Pré-vente possible à l'accueil du Navire !!!

LA TORTUE ROUGE
Réalisation : Michael Dudok de Wit
France, Belgique - 
2016 - 1h20 - Animation
À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rougeraconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

Site du film : https://www.facebook.com/latortuerouge/

Dossier de presse du film : http://latortuerouge-lefilm.com/presse/downloads/latortuerouge_dp.pdf

ENTRETIEN AVEC MICHAEL DUDOK DE WIT

Parmi tes courts-métrages d’animation, deux au moins sont « cultes ». Le Moine et le poisson, réalisé au studio Folimage de Valence, reçoit un César en 1996 et une nomination à l’Oscar ! Puis vient Father and Daughter qui, en 2001, va être salué d’une foule de grands prix (Annecy, Hiroshima etc.) et d’un Oscar. Une petite fille voit disparaître son père, dont le souvenir la poursuit durant toute une vie. Tu exprimes là un sentiment indéfinissable : le « longing »…

Oui, c’est dur à définir car c’est subtil, mais je pense que beaucoup de gens connaissent ça. C’est une aspiration à quelque chose qui semble inaccessible, un grand désir silencieux et profond. Pour un artiste, cela peut être un désir de perfection, d’un idéal en musique, en dessin, en poésie… C’est un manque douloureux et pourtant très beau. Tu ne peux pas imaginer les témoignages très touchants que j’ai reçus d’amis ainsi que d’inconnus. Ils disaient que le film leur parle d’évènements qu’ils ont vécus. J’ai une chance énorme, c’est devenu un classique.

En 2004, tu es membre du jury au festival d’Hiroshima. Y as-tu rencontré Isao Takahata ?

En effet, nous avons eu un petit échange, il m’a même dit quelques mots en français. Il adore la culture française. Mais j’ai eu la surprise, peu de temps après, au festival de Séoul où je donnais une conférence sur mes travaux devant des étudiants, de le voir entrer avec un traducteur. Je pensais qu’il venait simplement me saluer, mais non, il a assisté à toute la conférence ! Peut-être pensait-il déjà à un travail en commun ?

En novembre 2006, tu reçois un mail inattendu de Tokyo.

Avec deux questions. Dans la première, le musée Ghibli me demandait si j’acceptais qu’ils distribuent au Japon Father and daughter. Dans la deuxième, si j’étais intéressé de travailler avec leur studio sur un long métrage de ma création… Jusque là, je n’avais pas vraiment pensé au long métrage. Certains de mes amis, à qui on a fait des promesses magnifiques, sont partis en Californie pour en revenir déçus après avoir vu leur projet remanié par les producteurs.

Mais avec Studio Ghibli, c’est différent. Ils m’ont précisé que l’on travaillerait sous la loi française, qui respecte le droit d’auteur. Ils m’ont donné plusieurs mois pour écrire le scénario. J’avais en germe le thème d’un homme sur une ile déserte, thème devenu entre temps super présent à la télévision, mais j’aimais cette idée archétypale. Non pas pour raconter comment il survit, car cela a déjà été fait si souvent. Il me fallait plus. J’ai donc fait un séjour sur une petite île des Seychelles, nom synonyme de vacances de luxe, mais j’ai fait un choix plus simple, logeant chez l’habitant, pendant dix jours. Je me promenais seul, à tout observer et à prendre des milliers de photos. Il n’était pas question de tomber dans le look « brochure de vacances ». Mon naufragé ne doit pas adorer l’endroit, il veut à tout prix rentrer chez lui, car l’île n’est pas si accueillante que ça. Il y a des dangers, l’extrême solitude, il pleut, il y a des insectes…

J’ai fait l’erreur classique : mon scénario était trop détaillé. Le film aurait été trop long. Mais la base de l’histoire était bonne. Dans l’étape suivante, l’animatique, qui est la version très simplifiée du film dessinée avec des images fixes sans mouvements, je découvrais que ce n’était parfois pas évident de traduire cette histoire en langage cinématographique. Il restait des noeuds que je n’arrivais pas à défaire. Alors Pascal Caucheteux, le producteur de Why Not Productions, m’a proposé de rencontrer Pascale Ferran. Pendant plusieurs mois, nous nous voyions régulièrement. On discutait à fond de l’ensemble du film, car nous ne pouvions pas changer des éléments isolés sans affecter tout le reste. Elle m’a aidé à identifier les problèmes et à rendre le narratif plus clair et puissant. En plus, elle aimait beaucoup l’idée
que, dans les films d’animation, le montage est bien réfléchi avant la fabrication des plans et elle a fait de nombreuses bonnes contributions au montage.

Un des thèmes est à nouveau le « longing », cette attente du héros face à la mer… Mais aussi ce que tu appelles « timelessness », l’intemporel. C’est présent dans tous tes films, on le sent dans les plans sur les arbres, le ciel, les nuages, les oiseaux qui tourbillonnent…

Oui, ce sont des moments purs et simples, qu’on connaît tous. Il n’y a ni passé ni futur, le temps n’existe plus.

Mais le temps est circulaire aussi. Les générations se suivent. L’enfant fait les mêmes gestes que le père, franchit les mêmes rochers, subit les mêmes dangers. Chez les animaux, c’est un autre cycle : le poisson mort nourrit les mouches, qui sont mangées par l’araignée, le crabe est emporté par l’oiseau etc…

C’est ça. Le film raconte l’histoire de façon linéaire et circulaire. Et il utilise le temps pour raconter l’absence de temps, un peu comme la musique peut mettre en valeur le silence. Ce film raconte aussi que la mort est une réalité. L’être humain a tendance à s’opposer à la mort, à avoir peur de la mort, à lutter contre et ceci est très sain et naturel. Et pourtant, simultanément, on peut avoir une compréhension intuitive très belle qu’on est la vie pure et qu’on n’a pas besoin de s’opposer à la mort. J’espère que le film transmet un peu ce sentiment.

Autre élément essentiel : l’apparition de la tortue, son côté mystérieux.

L’idée de créer une histoire avec une grande tortue est venue assez vite. Il fallait une créature de l’océan impressionnante et respectée. La tortue de mer est solitaire, paisible et elle disparaît pendant des longues périodes dans l’océan infini. Elle donne l’impression d’être proche de l’immortalité. Sa couleur rouge intense lui va bien et la créature ressort visuellement. Nous avons beaucoup réfléchi à quel point nous voulions garder un certain mystère dans l’histoire. Dans les films du Studio Ghibli, par exemple, la présence du mystérieux est très bien utilisée, je trouve. C’est évident que le mystère peut être magnifique, mais il ne doit pas être tel que le spectateur déconnecte de l’histoire. Il faut gérer cela de façon subtile… Et sans paroles, puisque le film est sans dialogue. C’est tellement simple d’expliquer les choses par une réplique, mais il y a d’autres moyens, bien sûr. Je pense en particulier aux comportements des personnages, à la musique et au montage. Et, en l’absence de dialogue, les sons des respirations des personnages deviennent naturellement plus expressifs.

Parlons technique : apparemment, tu as découvert le numérique à Prima Linea Productions.

C’est vrai. Prima Linea est le studio - à Paris et à Angoulême - où l’équipe principale et moi avons fait le film. Pendant nos premiers tests d’animation, une autre équipe y finissait le film Loulou, l’incroyable secret et ils utilisaient le Cintiq, un crayon numérique qui permet de dessiner sur une palette qui est un écran d’ordinateur. Avec cet outil, on peut voir le résultat de son animation tout de suite, sans avoir à scanner les dessins séparément. C’est plus économique et cela donne plus de marge créative, un plus grand contrôle pour les retouches. Nous avons animé deux versions d’un même plan, un avec crayon sur papier et un avec ce crayon numérique. La ligne du crayon numérique était plus belle et cela nous a convaincus.

Les décors, c’était un autre processus. Les dessins ont été créés sur papier au fusain, de façon très spontanée, avec de grands gestes, des frottements avec la paume de la main. Cet aspect artisanal était important et il donnait une belle texture granuleuse à l’image. Seuls, le radeau et les tortues ont été animés en numérique. Cela aurait été un enfer de les animer en 2D. Et, comme tout est finalisé avec le même style graphique, on ne voit pas que c’est du numérique. Pendant la production, je n’ai pas fait d’animation ou de décors, juste des petites retouches.

Comment a été conçue la musique ?

Elle est très importante puisqu’il n’y a pas de dialogue. Je n’avais pas d’idée précise pour un style de musique spécifique. Laurent Perez del Mar a fait plusieurs propositions, dont une avec une très belle mélodie qui était parfaite pour le thème musical principal et j’étais ravi. Très vite, il a proposé de la musique à des endroits où je n’aurais pas pensé en mettre et il avait raison. Oui, il m’a souvent surpris.

Comment se sont passées les rencontres avec Isao Takahata ?

En fait, il y avait trois producteurs depuis le début : Isao Takahata et Toshio Suzuki, les deux producteurs du Studio Ghibli, ainsi que Vincent Maraval de Wild Bunch. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois au Studio Ghibli et les deux premiers sont aussi venus en France. Dans les conversations, j’échangeais surtout avec Takahata. On parlait parfois de détails comme les habits des personnes, par exemple, mais surtout de l’histoire, des symboles et des points philosophiques : ce que le film veut vraiment raconter. Il y avait des occasions où je sentais nos différences culturelles. Pour donner un exemple, à un moment donné il y a un feu dans l’histoire et pour lui, le feu avait une valeur symbolique un peu différente que pour moi. Généralement nous étions sur la même longueur d’onde, heureusement, et je trouvais nos conversations fines et passionnantes. Il a beaucoup participé et il est officiellement qualifié en tant que « producteur artistique ».

Combien de temps a pris la réalisation ?

J’ai commencé en 2007 à écrire le scénario et à dessiner l’animatique, ce qui a pris beaucoup de temps, car c’est là que j’ai découvert que l’histoire ne coulait pas. Pendant plusieurs années, je travaillais en permanence (parfois seul, parfois avec des collaborateurs), mais trouvant que ça prenait beaucoup de temps. Et là, je dois remercier mes producteurs : ils me rassuraient et ne trouvaient pas étonnant que ce soit long, précisant que la phase la plus coûteuse viendrait après et qu’il valait mieux démarrer la production sur une histoire vraiment solide. Il y a des producteurs qui auraient décidé de résoudre l’histoire pendant la phase d’animation pour ne pas perdre trop de temps. Je comprends ça, mais ça aurait été trop risqué avec moi. La production a commencé en juillet 2013, à Prima Linea, à Angoulême. Tout le côté artistique a été assuré par Studio Ghibli, Why Not et Prima Linea où j’ai pu m’appuyer sur un excellent chef animateur, Jean Christophe Lie, le réalisateur de Zarafa. Il avait aussi une vraie sensibilité de réalisateur et il a été un des piliers du film.
Extraits d’un entretien avec Bernard Génin, à paraître dans Positif N° 665 (juillet/août 2016)

20160703 cinescopfetelenavire

Dimanche 3 juillet : Cinéscop fête le Navire !

15h30 : Ciné-moussaillons (projection de JEUX DE LUNE) suivie d'un goûter.

18h : Film en avant-première rapporté du Festival de Cannes 2016. A l'issue de la séance, pique-nique convivial dans le hall du Navire avec des plats apportés par chacun, les boissons étant offertes par Cinéscop.

JEUX DE LUNE
Betty Bone, Zhou Keqin, Jannik Hastrup, Nazanin Sobhan Sarbandi, Theodore Ushev, An Vrombaut
40min - Animation - Français, Chinois, Danois, Iranien, Canadien, Britannique

Programme de 6 courts métrages.

Quand le jour tombe, que le silence de la nuit s’installe et que les animaux nocturnes se réveillent, la lune monte dans le ciel pour briller de tous ses feux. Qu’elle soit pleine ou en croissant, qui n’a jamais rêvé un jour de l’attraper ?

Au programme, six courts métrages : "La Nuit", "Les Singes qui veulent attraper la lune", "Une Nuit en Tunisie", "Jolie lune", "Le Somnambule" et "Petit Loup".

Un été mémorableA partir du 29 juin, MAD MAX et MAD MAX FURY ROAD démarrent le cycle road-movie proposé dans le cadre de la 6 édition d'« UN ÉTÉ MÉMORABLE » (10 films du patrimoine cinématographique à (re)découvrir tout au long de l'été).

Horaires des séances dans notre programme bi-mensuel.

Tous les films seront diffusés au moins une fois dans la grande salle : le vendredi soir !

Programme au format PDF

Films et dates de diffusion :

• Mad Max et Mad Max Fury Road : du 29 juin au 5 juillet

• Mad Max 2 et Mad Max Fury Road : du 6 au 12 juillet

• L’Épouvantail (Scarecrow) : du 13 au 19 juillet

• Point Limite Zero (Vanishing Point) : du 20 au 26 juillet

• Wake in Fright : du 27 juillet au au 2 Août

• The Walkabout (La randonnée) : du 3 au 9 Août

• Little Big Man : du 10 au 16 Août

• Pat Garret et Billy The Kid : du 17 au 23 Août

• La Horde Sauvage : du 24 au 30 Août

Edito : Pour sa sixième édition, UN ÉTÉ MÉMORABLE vous proposera de redécouvrir la cinématographie de deux pays, l’Australie et les États-Unis, à l’aune du road-movie.

Notre itinéraire sera tout d’abord jalonné de tôles froissées avec la saga MAD MAX, où nous embarquerons aux côtés du héros imaginé par George Miller, pour sillonner la route au volant de bolides dans un monde de chaos, rythmé par les rugissements de moteurs et les crissements de pneus. 

Après cette épopée furieuse sur l’asphalte australienne, direction le continent américain où le bitume n’en est pas moins amer avec L’ÉPOUVANTAIL. Interprétés par Gene Hackman et Al Pacino, duo de vagabonds incarnant les laissés pour compte du rêve américain.

Nous croiserons ensuite la route de la Dodge Challenger de VANISHING POINT où voiture et pilote seront embarqués dans une équipée frénétique, politique et métaphysique à travers les paysages de l’Ouest.

Après avoir été bercé au son du v8, retour en Australie avec WAKE IN FRIGHT, virée dans l’Outback australien où chasse au kangourou, orgie éthylique et déchéance sont les seules promesses d’un monde rongé par la folie, qui se pare des atours de l’enfer. Nous conclurons notre périple australien en traversant le Bush et ses terres arides en compagnie de Nicholas Roeg et son WALKABOUT, ballade sauvage d’adolescents errants dans le désert à la recherche d’une harmonie perdue.

Puis retour aux États-Unis et au western, berceau du road-movie, pour réinterroger la conquête de l’Ouest américain à travers le classique d’Arthur Penn : LITTLE BIG MAN.

Ultime étape de notre itinéraire, deux incontournables de Sam Peckinpah : PAT GARRET & BILLY THE KID, et LA HORDE SAUVAGE. A travers ces deux films, se dresse un constat amer et sans concession où se côtoient dans le bruit et la fureur, violence baroque et méditation existentielle.

Tour à tour voyage en terre de chaos,   errance désenchantée ou plongée dans les replis intimes d’hommes et de femmes en quête de sens, cette programmation vous propose des films iconoclastes conjuguant plaisir du spectacteur et rigueur artistique, nous espérons celle-ci vous satisfaire.

L’équipe  du Navire

MAD MAX
du 29 juin au 5 juillet
Réalisation : George Miller
Scénario : George Miller et James McCausland
Australie - 1979 - 1h25 - VOST  - Int -12 ans
Avec : Mel Gibson, Joanne Samuel

Sur les autoroutes désertées d’une Australie méconnaissable, une guerre oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor. Dans ce monde en pleine décadence, les bons, les méchants, le manichéisme disparaissent...

Première incursion dans l’univers de George Miller où la route a une saveur amère et deviennt l’espace des pulsions et de joutes sans merci.

MAD MAX 2
du 6 au 12 juillet
Réalisation : George Miller
Scénario : Terry Hayes, George Miller, Brian Hannant
Australie - 1h37 - 1981 - VOST
Avec : Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Wells

Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte aux secours d’une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route.

Une virée hallucinée dans un monde post-apocalyptique régit par la violence, avec en point d’orgue une course poursuite qui brûle l’asphalte et vous imprime la rétine.

MAD MAX : FURY ROAD
du 29 juin au 12 juillet
Réalisation : George Miller
Scénario : George Miller, Brendan McCarthy, Nick Lathouris
Australie, États-Unis - 2015 - 2h - VOST
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la  sensibilité des spectateurs
Avec : Tom Hardy, Charlize Theron, Zoë Kravitz

Max et l’Imperator Furiosa fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles…

Avec ce dernier opus frénétique de la saga, George Miller signe le retour endiablé de Mad Max dans un geste plein de fureur qui fait déferler sur le spectateur un déluge plein d’hystérie et d’inventivité visuelle.

L’ÉPOUVANTAIL
du 13 au 19 juillet
Réalisation : Jerry Schatzberg
Scénario : Garry Michael White
États-Unis - 1973 - 1h44 - VOST - Interdit aux moins de 12 ans
Avec : Gene Hackman, Al Pacino, Dorothy Tristan

Deux hommes se lient d’amitié en partageant le feu d’une dernière allumette sur le bord d’une autoroute. Lion compte regagner son foyer, abandonné depuis quelques années. Max, tout juste sorti de prison, rentre au pays pour y monter une station-service.

Palme d’or 1973 injustement oubliée, SCARECROW voit Gene Hackman et Al Pacino incarner deux marginaux en errance et à la poursuite de rêves impossible dans l’Amérique des années 70. Une pépite poignante et pleine d’émotion à redécouvrir absolument.

VANISHING POINT
du 20 au 26 juillet
Réalisation : Richard C. Sarafian
Scénario : Malcolm Hart, G. Cabrera Infante, Barry Hall
Royaume-Uni, États-Unis - 1971 - 1h37 - VOST
Avec : Barry Newman, Cleavon Little, Dean Jagger

Kowalski, un ex-flic vétéran du Vietnam, champion de stock-car, parie qu’il ralliera Denver à San Francisco en moins de quinze heures. Les policiers de Californie et du Nevada ne tardent pas à se mettre à sa poursuite...

Film culte de Richard C. Sarafian, ce road-movie empreint de liberté et de nihilisme face aux autorités est emblématique du courant contre culturel des années 70 aux États-Unis.

WAKE IN FRIGHT
du 27 juillet au 2 août
Réalisation : Ted Kotcheff
Scénario : Evan Jones, Kenneth Cook
Australie, États-Unis - 1971 - 1h54 - VOST - Interdit aux moins de 12 ans
Avec : Donald Pleasence, Gary Bond

John Grant, jeune instituteur, fait escale dans une petite ville minière de Bundayabba. Le soir, il joue son argent et se saoule. Ce qui devait être l’affaire d’une nuit s’étend sur plusieurs jours...

«Puisses-tu rêver du diable et t’éveiller dans la terreur». Telle une sentence cette phrase inaugure le roman de Kenneth Cook dont est adapté Wake in Fright et  résonne tout au long du film comme une promesse terrifiante, tant l’atmosphère de ce monde rongé par la folie nous entraîne dans une vison infernale du bush Australien.

WALKABOUT
du 3 au 9 août
Réalisation : Nicolas Roeg
Scénario : Edward Bond, d’après l’oeuvre de James Vance Marshall
Royaume-Uni, Australie - 1970 - 1h40 - VOST
Avec : Jenny Agutter, Luc Roeg, David Gulpilil

Un frère et une soeur se retrouvent abandonnés dans le bush autralien. Survivant tant bien que mal dans le désert hostile, ils rencontrent un jeune Aborigène accomplissant son rite de passage à l’age adulte, le «Walkabout».

Pour sa première réalisation Nicholas Roeg nous invite à suivre l’errance initiatique d’un groupe d’enfants, tout en dressant un portrait impitoyable du monde moderne.

LITTLE BIG MAN
du 10 au 16 août
Réalisation : Arthur Penn
Scénario : Calder Willingham, 
d’après  d’oeuvre de Thomas Berger
États-Unis - 1970 - 2h19 - VOST
Avec : Dustin Hoffman, Faye Dunaway, Martin Balsam

Âgé de 121 ans, Jack Crabb, seul survivant du massacre de Little Big Horn, raconte son histoire à un journaliste. Adopté par une famille de Cheyennes, ce visage pâle est surnommé Little Big Man à cause de son immense courage. Un jour, toute sa tribu est massacrée par les Blancs et Jack est recueilli par un pasteur et sa femme...

Un siècle d’histoire américaine où Arthur Penn déconstruit les mythes du Far West et offre à Dustin Hoffman l’un des rôles les plus marquant de sa carrière. Un classique.

PAT GARRETT & BILLY THE KID
du 17 au 23 août
Réalisation : Sam Peckinpah
Scénario : Rudy Wurlitzer
États-Unis - 1973 - 2h02 - VOST
Avec : Bob Dylan,  James Coburn, Kris Kristofferson

En 1881, au nouveau-Mexique, Pat Garrett retrouve Billy, son ancien compagnon de route, et lui annonce qu’il est devenu shérif. Pat lui recommande de quitter les environs, sinon il sera dans l’obligation de l’éliminer. Billy ignore son conseil. Commence alors une poursuite impitoyable entre le policier et le jeune hors-la-loi.

Sam Peckinpah signe peut être avec ce western son film le plus personnel et le plus désenchanté. La poursuite entre les deux hommes se mue au fur et à mesure en ballade élégiaque et existentielle , le tout rythmé par une bande-son signée Bob Dylan.

Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19557209&cfilm=5868.html

LA HORDE SAUVAGE
du 24 au 30 août
Réalisation : Sam Peckinpah
Scénario : Roy N. Sickner, Walon Green, Sam Peckinpah
États-Unis - 1969 - 2h25 - VOST - Interdit -12 ans
Avec : William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan

Au sud du Texas, Pike Bishop et ses hommes s’apprêtent à attaquer les bureaux de la compagnie de chemin de fer. Mais Duke Thornton et ses chasseurs de primes les attendent au tournant. Un bain de sang se prépare.

Un ouragan de violence souffle sur un Ouest crépusculaire où un groupe de hors-la-loi vit ses derniers instants.